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Des aventures pour enfants ? KEZAKO !

Jonathan PUJOL, fondateur de Kezako a accepté de répondre à nos questions :

KEZAKO est une entreprise hébergée à l’Atrium depuis janvier 2020 dont l’activité est de créer des aventures sur-mesure pour les enfants.

Entre jeux de pistes, escape-games et défis, KEZAKO  propose une variété d’activités et d’épreuves adaptées à la demande de sa clientèle.

Kezako offre aux enfants de 4 à 11 ans une expérience unique, un savoir-faire dans la réalisation et la conception des jeux pour une expérience inoubliable.

Jonathan PUJOL, fondateur de Kezako a accepté de répondre à nos questions :

  • D’où est venue l’idée de créer cette entreprise ?

JP : L’idée est venue de pôle emploi spectacles lors d’un entretien qui m’a incité à cette création d’entreprise. Ils m’ont accompagné vers une couveuse : BGE ParIF pour une formation de 9 mois qui consistait à créer, développer et tester un produit ou un service.

  • Que faisiez-vous avant l’entrepreneuriat ? Parcours, emplois ?

JP : Avant de me lancer dans cette activité d’entrepreneur, j’étais metteur en scène et comédien de théâtre. Un intermittent du spectacle.

J’ai fait des études théâtrales jusqu’à mon master. J’ai passé 10 ans dans le théâtre spécialisé pour enfant. C’est de là que j’ai commencé les animations qui m’ont donné envie de créer mes propres projets pour les enfants.

  • Combien de temps s’est écoulé entre l’idée et la création ?

JP : Il y a eu l’idée et ensuite j’ai affiné la création et les tarifs. Je me suis posé  la question « Qu’est-ce que je peux apporter que la concurrence ne fait pas ? ».

Au sein de l’incubateur BGE ParIF j’ai pu tester le produit. J’utilisais leur numéro de Siret pour pouvoir facturer mes prestations. Le succès est venu assez rapidement, j’ai vite été débordé par le travail.

  • Quel est votre cible de clients principaux ?

JP : Les familles ayant un fort pouvoir d’achat, située en île de France possédant un logement spatieux, désireuse de rompre avec les anniversaires traditionnels.

  • Combien comptez-vous de clients ?

JP : Kezako compte environs 1000 clients. Je suis référencé jusqu’à l’âge de 11 ans.

Les relations de long terme avec les clients sont privilégiées. Nous accompagnons la croissance des enfants et travaillons avec les fratries. La fidélité client et le bouche à oreille sont primordiaux dans notre modèle !

  • Comment réagissez-vous à la concurrence ?

JP : En premier lieu, on essaie de se distinguer sur l’aspect tarifaire en proposant des expériences abordables.

Mais nous avons aussi une originalité au niveau des jeux, contrairement aux concurrents qui la plupart du temps reprennent les franchises Marvel, Disney… Je perds peut-être les clients qui veulent la Reine des neiges chez eux. J’ai choisi de ne pas faire cela, je crée mes propres univers notamment avec les  escapes game. Nous sommes rigoureux sur le matériel utilisé. Pour les parents, nous offrons un certain luxe, nous sommes organisés et rassurons car ils savent à quoi s’attendre.

  • Comment est gérer la relation avec vos clients ?

JP : Pour l’instant c’est mon job.

Mais je réfléchis à embaucher une personne qui s’occupera de la communication et sera chargée de créer une newsletter.

  • Quelles compétences ne sont pas importantes pour travailler chez kezako ?

JP : Pour les maîtres de jeux chez Kezako : LA PATIENCE !! *Rires* mais pas seulement, il faut aussi être énergique, une bonne capacité d’adaptation, beaucoup de sang-froid et surtout prendre plaisir à jouer avec les enfants.

Pour les postes administratif  je dirai l’adaptabilité, parce que dans le milieu de l’évènementiel tout peut arriver au dernier moment il faut savoir être réactif et s’adapter !

  • Comment est organisé le travail entre gérant et employés ?

JP : Je ne travaille qu’avec des intermittents du spectacle. J’essaie de concilier leur disponibilités et nos besoins.

  • Comment avez-vous financé votre entreprise ?

JP : J’ai été très frileux, je n’ai pas fait de prêt. Pour financer l’entreprise je reprenais l’argent des prestations et je remettais tout pour financer le matériel.

Je pense que ça a été une erreur, si c’était à refaire je ferrai un prêt et travaillerai mieux mon business plan ! Le succès a été rapide, j’ai vite eu besoin de plus de matériel.

Je n’ai pas fait de prêt non pas parce que j’avais peur que l’entreprise ne marche pas ni par manque de confiance mais surtout parce que j’avais peur de ne pas aimer. L’entrepreneuriat est un métier complètement différent de celui de comédien où on travail en équipe. Aujourd’hui je travaille seul et j’ai beaucoup plus de responsabilité.

  • Quel est votre plus grande déception ?

JP : J’ai envoyé un dossier pour travailler avec la Mairie de Paris pour organiser une chasse au trésor dans le métro qui se faisait annuellement mais qui ne c’est pas faite à cause du confinement.

Ainsi que l’arbre de Noël de l’Elysée que j’étais à deux doigts de décrocher. Mais je ne désespère pas de l’avoir un jour !!  *Rires*

Pour ces deux projets je suis arrivé en final des appels d’offre…

  • Quel est votre plus grande réussite ?

JP : Le fait d’avoir plus de 30 appels pour des animation à la fin du le 2ème confinement pour des animations malgré l’arrêt brutal du 1er confinement. La réussite  a été de voir que malgré le confinement, avec peu de publicité et peu communication j’ai assez de notoriété pour avoir de la visibilité sur mon planning d’animations 2 mois à l’avance.

  • Quelle est votre perspective d’évolution dans 5-10 ans ?

JP : J’aimerai ouvrir une salle de jeux, type escape game.

La solitude finie par me peser, je crée, j’anime, j’achète, je gère la comptabilité, je gère la relation avec les clients je donne des ITV… A l’avenir, l’objectif serait de consolider des embauches et pourquoi pas un/une apprenti(e) pour avancer plus rapidement. Je voudrai avoir un large catalogue de prestations. J’aimerai aussi créer une franchise, une nouvelle marque de distraction en salle.

  • Quelles sont vos actualités ?

JP : Je souhaiterai aussi développer mon produit sur le public plus large des familles dans leur globalité et pas uniquement les enfants. Je suis actuellement entrain de préparer des plaquettes pour démarcher en septembre. Et j’ai également profité du second confinement pour me replonger dans les études, l’activité étant un peu à l’arrêt.

 

  • Quels ont été les impacts du Covid chez Kezako ?

JP : Les impacts du Covid se sont vraiment fait ressentir chez Kezako.

Le 1er confinement nous a conduit à une annulation complète. Le deuxième confinement nous avons pu maintenir quelques prestations tout en respectant la règle des 6 personnes et les gestes barrières. En ce qui concerne le 3ème confinement toutes les animations ont encore été annulées.

Mais la réouverture des terrasses est prometteuse. J’espère ne pas crouler une nouvelle fois sous la demande !